Amélioration des taux de population dans le maïs sucré biologique

Description

Les pertes de rendement en production de maïs sucré biologique sont de l’ordre de 15 % comparativement aux rendements de maïs conventionnel. Aussi, comprendre ce qui cause cette baisse est important pour les transformateurs et les producteurs. Le désherbage mécanique, les insectes ravageurs au semis, de même que le manque de vigueur des cultivars utilisés en régie biologique, sont des pistes de réponse sur lesquelles travailler afin d’améliorer le potentiel de production du maïs sucré biologique.

 

Objectifs

  • Identifier quels facteurs peuvent faire varier les rendements.
  • Cibler les causes d’une levée inégale.
  • Identifier les problèmes d’insectes au semis. 
    • En mesurant les densités de population (10 à 20 sites/champ sur 17,5 pi).
    • En observant l’état des racines de chaque plant.
    • En notant la présence d’insectes autour des plants.

 

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Résultats

La saison 2018, sèche et chaude, a favorisé une germination et une levée des grains de maïs assez inégale. Ce qui s’est traduit par une grande variation de stades de croissance, jusqu’à 3 feuilles d’écart, du plus petit au plus grand. Le climat, le manque de vigueur à la levée, les insectes ou le désherbage en explique peut-être la cause. Les résultats de cette saison, obtenus lors des suivis effectués au champ, démontrent une baisse de population variant de 7 à 21 %, pour une moyenne de 17 %. Cette diminution est en partie explicable par le travail de désherbage effectué par les producteurs. Environ la moitié de ces pertes sont directement liées aux passages de peigne et de houe. Les plants ont pu être affectés, arrachés ou enterrés, ce qui a entraîné leur destruction. De plus, il semblerait que moins de 2 % de pertes seraient attribuables aux insectes, à la pourriture ou aux plantules entortillées qui ne peuvent émerger à la surface. De plus, une partie importante des pertes (50 %) demeure encore inexpliquée. Le protocole devra être ajusté afin de pouvoir expliquer et comprendre les éléments demeurés sans réponse. Les essais se poursuivront en 2019.